En résidence au Centre culturel Le Bief, Marie Bonnin joue avec le temps

Installée à Ambert pour 2 mois, dans le cadre de sa résidence au Centre culturel Le Bief, l’illustratrice Marie Bonnin travaille sur la réalisation d’un leporello, un livre accordéon mettant en scène différentes situations suivant 7 moments de la journée. Si ce projet lui en laisse le temps, elle aimerait également travailler sur une série d’images à partir de la gravure. Son passage par Ambert va en tout cas la conforter dans son projet professionnel.

Accueillir des artistes et les aider à réaliser leurs projets en un temps imparti : c’est ce que propose le Centre culturel Le Bief, par le biais de sa Manufacture d’Images. Pour cette nouvelle résidence d’artiste, l’illustratrice Marie Bonnin s’est installée au 23 rue des Chazeaux pendant 2 mois. Parmi les impératifs de cette collaboration, travailler les techniques d’impression comme la sérigraphie ou la gravure. « Cette résidence convient parfaitement à mon profil. Ce sont des techniques que j’appréciais au cours de mes études et que j’ai pratiquées depuis ». Âgée de 29 ans, Marie Bonnin est diplômée de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, spécialité Image imprimée.

Illustrer et légender 7 moments de la journée

C’est la création d’un leporello baptisé « Les Heures » qui va guider la résidence de cette jeune femme originaire de la Sarthe. Un livre accordéon recto verso comportant 7 illustrations et légendes, représentant 7 moments de la journée. Une création poétique et des jeux de lumière pour un but recherché : « la contemplation du temps qui passe, l’espace d’une journée ». Du temps, Marie Bonnin aimerait également en trouver pour travailler sur la gravure à la Manufacture d’Images. Si le dépliant fera appel à la sérigraphie, la gravure a aussi ses faveurs et la dessinatrice aimerait pouvoir créer une série d’images sur une thématique qu’elle affectionne, celle du paysage.

Une résidence d’artiste pour conforter ses envies

« Je travaille à l’intuition, j’aime faire des essais, superposer plusieurs couches de dessins et voir ce que ça donne », explique Marie Bonnin. « Bien souvent, le résultat n’est pas à l’image de l’idée que j’avais en tête au départ, mais c’est ce qui me plaît. Avec la sérigraphie, on peut avoir des surprises au moment de l’impression et je trouve que c’est plutôt une bonne chose ». L’aide de Benjamin Quêne, intervenant à la Manufacture d’Images, sera la bienvenue pour l’impression de ce dépliant, qui sera exposé au printemps. « Cette résidence me conforte dans mon envie d’éditer de petits ouvrages. Ça permet aussi de définir sa voie et ses envies. L’avantage, c’est que je peux consacrer 100% de mon temps à ce dépliant » explique l’artiste.

Un atelier ambulant et des dessins pour des produits de luxe

Installée à Lyon, Marie Bonnin travaille en freelance sur plusieurs réalisations, comme une collaboration avec Hermès-Paris pour des dessins apposés sur des foulards. Dans un tout autre registre, l’obtention d’une Bourse Déclic Jeune de la Fondation de France lui a donné envie de créer l’Atelier trimbalé, une imprimerie mobile permettant de faire découvrir la gravure et la sérigraphie, principalement à un public d’enfants.