Puy-de-Dôme : les restrictions d’usage de l’eau prolongées en novembre

Depuis le 11 août dernier, des mesures de restriction des usages de l’eau s’appliquent dans le Puy-de-Dôme. Le 28 septembre, après consultation des membres du comité du suivi hydrologique, le Préfet Jacques Billant avait pris un nouvel arrêté de restriction des usages de l’eau effectif jusqu’au 31 octobre afin d’adapter les mesures de restriction à l’évolution de la situation.

Au vu des dernières données hydrologiques disponibles, le Préfet a décidé de prolonger cet arrêté jusqu’au 30 novembre.

Afin de préserver les ressources disponibles, les mesures de limitation des usages de l’eau en vigueur sont maintenues par des restrictions impactant à la fois les usages non-économiques et économiques sur le bassin du Cher amont et de la Dore. Pour le reste du département, les mesures de limitation des usages de l’eau sont également prolongées avec l’interdiction d’arrosage à partir du réseau d’eau potable de 8h à 20h.

Sur l’ensemble du département : passage en niveau « alerte renforcée ». L’usage de l’eau à partir du réseau d’eau potable, hors consommation courante, est désormais limité avec arrêt des fontaines et du lavage des voitures, hors recyclage de l’eau, et de 8h à 20h :
– Interdiction d’arrosage de plants, fleurs, potagers, green, jeux, espaces verts,
– Interdiction d’arrosage des voies publiques hors urgence,
– Interdiction de remplissage des piscines.

À l’échelle du bassin de la Dore : maintien du niveau « alerte renforcée ».
– Interdiction des prélèvements dans le milieu naturel (cours d’eau, plans d’eau et nappes) de 8h à 20h à l’exception de ceux répondant aux exigences de santé, de salubrité publique, de sécurité civile et d’alimentation en eau potable de la population.
– Mise en oeuvre des dispositions du plan de crise pour les ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement) qui en dispose.

Le suivi des débits est assuré au quotidien par les services de l’État, ce qui permettra de renforcer ou de lever les mesures prises par un nouvel arrêté préfectoral en fonction du résultat des analyses.

Si aucun nouvel arrêté n’est pris entre temps,
ces mesures s’appliquent
jusqu’au 30 novembre 2018.

L’eau est un bien commun

De façon plus large, il est indispensable que chacun d’entre nous prenne toute disposition pour avoir une gestion économe de l’eau que ce soit à partir des prélèvements dans les cours d’eau ou à partir des réseaux de distribution d’eau publics. L’eau est un « bien commun », chaque citoyen doit faire preuve de civisme pour éviter de porter atteinte à cette ressource indispensable.